Parler anglais aux USA: fierté, angoisse et ma double personnalité 😅
Une grosse polémique a éclaté aux États-Unis au cours des derniers jours, j'en profite pour répondre à la question que tout le monde me pose: peut-on vivre aux USA sans être bilingue?
🌴 Je m’appelle Déborah, je suis journaliste, mariée avec un photographe 📸 et maman d’un petit garçon de 9 ans. Je suis Belge et installée à Los Angeles. J’ai vécu à Palm Springs pendant trois ans sous visa, et nous voilà de retour dans la Cité des Anges, avec la Green Card EB1. Je vous raconte comment j’ai obtenu la carte verte (et comment vous pouvez l’avoir aussi) ici.
Dans cette newsletter, je vous raconte la Californie de l’intérieur ☀️, je vous détaille notre aventure d’immigration 🛂 et je vous donne de vrais bons conseils pour votre voyage sur la côte ouest ou votre future installation.
Cette newsletter est pour vous si vous avez un voyage prévu en Californie ✈️ et que vous voulez vous mettre dans l’ambiance, si vous venez de rentrer d’un voyage en Californie et que vous voulez prolonger le plaisir, si vous espérez, un jour, venir vivre aux USA 🇺🇸 et que vous voulez savoir à quoi ressemble la vie sur place, ses défis, ses grandes joies, sans bullshit et avec des exemples et des situations concrètes. Mais aussi si vous vivez déjà en Californie et que vous cherchez des bons plans.
Je vous donne toutes les raisons de vous abonner à la newsletter Enjoy California ici (et je réponds aux questions que vous vous posez). Prêts pour l’embarquement… Vous avez votre ticket?
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Début du mois, il y a eu une polémique aux États-Unis qu’aucun Francophone installé sur place n’avait vu venir!
Sonia Dridi est une journaliste française vivant à Washington. Elle travaille pour différents médias en France et en Belgique. Elle fait partie du pôle de journalistes étrangers ayant accès à la Maison Blanche. Lors d’un point presse, Sonia a posé une question à la reponsable média de Donald Trump au sujet du crash aérien qui a eu lieu à l’aéroport de Washington. Je vous mets la vidéo de leur échange pour que vous puissiez comprendre.
Elle a donc été incendiée dans la foulée par Marjorie Taylor Greene, une élue républicaine, sur X: “Et on en parle de l’accent de cette journaliste ? Je pense qu’on doit se débarrasser de toute la presse étrangère ! Les médias américains avant tout !” J’ai cru que j’avais mal lu. Ou mal compris. Mais non. 😠
Cette intervention détestable en dit long sur l’envie de Trump de faire table rase des vrais journalistes, qui n’ont pas peur de lui poser des questions qui fâchent, pour les remplacer par des influenceurs tout acquis à sa cause. L’incident a motivé mon sujet du jour: je voudrais vous parler de la pratique de l’anglais quand on s’installe aux USA et qu’on est francophone.
🇺🇸 🫶 🇫🇷 Parce que ce sont des questions qu’on me pose souvent: est-il possible de déménager aux États-Unis si on ne parle pas parfaitement l’anglais? Ou quand notre accent est prononcé? Et comment faire si on a des enfants? Vont-ils y arriver? Quand seront-ils bilingues? Et comment faire pour qu’ils le soient? Dans mes MP sur Instagram, souvent, c’est un peu la panique. Beaucoup s’empêchent de vivre leur rêve américain de crainte de ne pas être à la hauteur niveau langage… J’espère que ce qui suit vous donnera un peu d’optimisme.
Je voudrais rappeler une chose: avant que Sonia Dridi soit prise pour cible, je n’avais jamais entendu aucun Américain se moquer ou critiquer un accent français. Mon expérience personnelle et la réalité du terrain me font dire qu’il est même plutôt apprécié. Les gens qui parlent français sont vus comme des gens cultivés et bien élevés, dans les yeux américains.
Mon niveau d’anglais lors de mon arrivée à Palm Springs en 2017 🌴
Je me suis installée à Palm Springs en 2017 avec un anglais correct mais pas non plus bouleversant. Je pouvais mener une conversation basique, je comprenais presque tout et j’étais capable de me faire comprendre. Mais comme beaucoup de gens qui n’ont pas l’habitude de s’exprimer dans une autre langue, j’avais peur. Je craignais d’être ridicule, d’avoir un accent trop prononcé… Et puis, j’avoue, je disais encore parfois Bitch pour Beach. 🤣 S’ils ont une prononciation assez similaire (mais en réalité, je sais désormais, à force de pratique, que pas vraiment), les deux mots n’ont absolument pas la même signification.
Et puis? J’ai compris que les Californiens avaient du respect et même une forme d’admiration pour ceux qui parlent plusieurs langues. Les Californiens sont d’une extrême politesse avec les francophones. Dès qu’ils identifient notre accent, il y a une vraie bienveillance. 🥰 En Californie, ils ne nous corrigent jamais. A mon grand désarroi parce que je me dis qu’alors, je ne progresse pas. Ils estiment que c’est génial qu’on parle deux langues, alors qu’ils en sont incapables, et que ça serait terriblement impoli de pointer nos erreurs.
Aujourd’hui, je n’ai absolument plus peur de m’exprimer 💪, je n’ai absolument plus peur de téléphoner en anglais (pendant des années, j’en ai eu des sueurs froides) (je trouve que c’est un cap quand on vit dans un autre pays: oser passer un coup de fil dans une autre langue), j’ai de plus en plus de nuances dans mon vocabulaire, même si je fais encore quelques fautes et que j’ai toujours du mal à plaisanter en anglais. On dit qu’on peut se considérer réellement bilingue quand on est capable de faire de l’humour dans une autre langue. Je n’y suis donc pas encore tout à fait.
Mon fils de 9 ans parle anglais depuis ses 18 mois et notre première expatriation aux USA #fierté (et un peu d’angoisse)
Au contraire de mon fils de 9 ans qui, lui, y arrive parfaitement. 🤓 Il avait 18 mois à notre arrivée en Californie. Il a appris à parler dans les deux langues directement. Au début, je trouvais ça amusant. Puis, il est entré en preschool et j’ai paniqué. J’avais peur que les dames américaines qui s’occupaient de lui ne le comprennent pas. Je leur avais dit les mots “doudou”, “pipi”, “eau” en français. En me disant que si elles comprenaient ça, c’était déjà pas mal pour aider mon enfant à survivre. 😅
Je sais désormais que j’avais tort de m’inquiéter. Plus les enfants sont jeunes, plus c’est facile pour eux d’apprendre une nouvelle langue. On me l’avait dit, j’en doutais un peu, mais je sais désormais que c’est vrai. Et je le dis haut et fort en espérant que ça vous rassure, si vous envisagez une installation en famille aux USA.
Les enfants ne réfléchissent pas comme les adultes. Ils n’ont aucune crainte, aucune barrière: ils s’adaptent et assimilent un autre langage avec une facilité déconcertante. Deux ans après son entrée à l’école, mon fils parlait français avec un accent américain. Ce n’est plus le cas aujourd’hui: nous avons vécu en Belgique deux ans, puis à l’île Maurice deux ans. Il a fréquenté des écoles bilingues français - anglais: on savait qu’on reviendrait aux USA, on voulait qu’il entretienne ses acquis pour que son entrée à l’école primaire américaine ne soit pas trop brutale. Il y évolue comme un poisson dans l’eau et tous ses amis sont américains.
De ces dernières années et derniers mois aux États-Unis, voici tout ce que j’ai découvert et appris sur l’apprentissage de l’anglais aux États-Unis… Et les leçons que j’en tire. Je parle aussi bien pour les adultes que pour les enfants.
Dans cette newsletter:
- je vous dis si vous pouvez venir en Californie sans parler parfaitement anglais
- je vous parle de ma découverte sur le fait de parler deux langues au quotidien
- je vous liste ce que j'ai mis en place pour progresser en tant qu'adulte
- je vous raconte ce que les écoles publiques en Californie mettent en place pour les enfants dont l'anglais n'est pas la langue maternelle
- pourquoi j'ai pensé parler anglais à la maison et puis finalement non
- la crainte que j'ai développée au sujet de l'anglais chez mon enfant et que je n'aurais JAMAIS imaginé avoir! Pour lire la suite et toutes les super autres newsletters qui parlent de ma vie d’expatriée en Californie en toute honnêté, rejoignez le gang Enjoy California (qui grossit, grossit…) en vous abonnant ici:





