Les milliardaires de Californie en panique: la bataille en cours est scrutée par tout le pays
Ils seront fixés sur le sort que leur réserve le peuple californien en novembre prochain.
La mesure qui va faire trembler la Silicon Valley cet automne est officielle depuis la fin du mois de juin: les Californiens se prononceront, le 3 novembre prochain, sur une taxe exceptionnelle visant les milliardaires de l’État.
Et la bataille s’annonce bien plus compliquée qu’un simple duel riches contre peuple.
Ce que prévoit la mesure
Sur le papier, le principe est simple: on parle d’un prélèvement unique de 5% sur la fortune de tout résident californien qui possédait plus d’un milliard de dollars au 1er janvier 2026.
L’argent récolté - potentiellement des dizaines de milliards - irait en priorité au système de santé, très fragilisé par les coupes fédérales décidées sous l’administration Trump, ainsi qu’à l’aide alimentaire et à l’éducation.
Le mot “unique” est important ici: contrairement à un impôt classique qui revient chaque année, cette taxe ne serait prélevée qu’une seule fois, sur la richesse accumulée jusqu’à cette date précise.
Pas de facture annuelle récurrente, mais un chèque, une fois, calculé sur l’ensemble du patrimoine (actions, entreprises, œuvres d’art...), pas seulement sur les revenus.
Ce n’est donc pas tout à fait comparable à ce qui existe déjà ailleurs dans le monde. Plusieurs pays, comme l’Espagne, la Norvège et la Colombie, appliquent en effet un vrai impôt sur la fortune, mais de façon annuelle et récurrente.
D’autres pays, comme la France ou l’Allemagne, ont eu ce type de taxe par le passé avant de l’abandonner, souvent après des vagues de départs de grandes fortunes.
La Californie ne serait donc pas la première au monde à taxer les ultra-riches, mais elle serait le premier État américain à s’y risquer, avec en plus un mécanisme inédit: un prélèvement ponctuel plutôt qu’une taxe qui s’installe dans la durée.
Derrière l’initiative, un syndicat de travailleurs de la santé, qui a dépensé plus de 30 millions de dollars pour récolter près de 1,6 million de signatures, presque le double du nombre requis pour figurer sur le bulletin de novembre.
On pourrait imaginer que le gouverneur de Californie la soutienne, cette taxe… Mais non! Et c’est ça qui rend l’histoire intéressante.
Avant d’aller plus loin, je vous rappelle que si vous vous abonnez à la newsletter, au-delà du fait que vous la recevrez toutes les semaines directement dans votre boîte aux lettres, vous aurez accès à toutes les newsletters déjà publiées. Et il y en a un paquet! Avec celle-ci, ça fait 110! Vous pouvez donc rejoindre l’aventure en cours de route sans souci! J’aborde dans Enjoy California toutes mes découvertes depuis que je suis installée ici.




